Le plaisir de broder des perles de toutes sortes autour de cabochons en verre et fusing créés par ma fille Marilia.
vendredi 30 décembre 2011
Bientôt le Nouvel An !
samedi 24 décembre 2011
Les Huîtres Geoges Sand
Le Gnome des huîtres

Un original de nos amis, grand amateur d'huîtres, eut la fantaisie, l'an dernier, d'aller déguster sur place les produits des bancs les plus renommés, afin de les comparer et d'être édifié une fois pour toutes sur leurs différents mérites. Il alla donc à Cancale, à Ostende, à Marennes, et autres localités recommandables. Il revint persuadé que Paris est le port de mer où l'on trouve les meilleurs produits maritimes.
Vous connaissez cet ami, mes chères petites, vous savez qu'il est fantaisiste, et que, quand il raconte, son imagination lui fait dépasser le vraisemblable. L'autre soir, il était en train de nous narrer son voyage, lorsque l'homme au sable a passé. Vous avez résisté le mieux possible ; mais enfin il vous a fallu dire bonsoir à la compagnie, et vous auriez perdu cette curieuse histoire, si je ne l'eusse transcrite fidèlement pour vous, le soir même. La voici telle que je l'ai entendue. C'est notre ami qui parle :
Vous savez aussi bien que moi, mes chers amis, qu'on peut habiter les bords de la mer et n'y manger de poissons, de crustacés et de coquillages que lorsqu'on en demande à Paris. C'est là que tout s'engouffre, et vous vous souvenez que, sur les rives de la Manche, nous n'en goûtions que quand les propriétaires des grands hôtels de bains en faisaient venir de la Halle. Bien que averti, je voulus, l'an dernier, expérimenter la chose par moi-même. Je restai vingt-quatre heures à Marennes avant d'obtenir une demi-douzaine d'huîtres médiocres que je payai fort cher. Ailleurs, je n'en obtins pas du tout. Dans certains villages, on m'offrit des colimaçons.
Enfin, je gagnai Cancale, où les huîtres étaient passables et le vin blanc de l'auberge excellent. Je me trouvai à table à côté d'un tout petit vieillard bossu, ratatiné et sordidement vêtu, qui me parut fort laid et avec qui pourtant je liai conversation, parce qu'il me sembla être le seul qui attachât de l'importance à la qualité des huîtres. Il les examinait sérieusement, les retournant de tous côtés.
- Est-ce que vous cherchez des perles ? lui demandai-je.
- Non, répondit-il ; je compare cette espèce, ou plutôt cette variété, à toutes celles que je connais déjà.
- Ah ! vraiment ? vous êtes amateur ?
- Oui, monsieur ; comme vous, sans doute ?
- Moi ? je voyage exclusivement pour les huîtres.
- Bravo ! nous pourrons nous entendre. Je me mets absolument à votre service.
- Parfait ! Avalons encore quelques-uns de ces mollusques et nous causerons. - Garçon ! apportez-nous encore quatre douzaines d'huîtres.
- Voilà, monsieur ! dit le garçon en posant sur la table quatre bouteilles de vin de Sauterne.
- Que voulez-vous que nous fassions de tout ce vin ? demanda d'un ton bourru le petit homme.
- Une bouteille par douzaine, est-ce trop ? dit le garçon en me regardant.
- On verra, répondis-je. Vos huîtres sont diablement salées. N'importe, pourvu qu'il y en ait à discrétion...
Le garçon sortit. Je vidai une bouteille avec le petit vieux, qui me parut ne pas se faire prier, du moment où il comprit que je payais. Le garçon rentra.
- Monsieur, dit-il, il n'y a plus d'huîtres très grasses. Mais monsieur n'a qu'à commander ce qu'il en veut pour demain !
- Allez au diable ! j'ai cru tomber ici sur une mine inépuisable...
- Il y en a, monsieur, il y en a en quantité, mais il faut les pêcher.
- Eh bien, j'irai les pêcher moi-même. Apportez le déjeuner.
Le déjeuner fut bon et nous y fîmes honneur. Les soles étaient excellentes, le vin était sans reproche. Mais le dépit de n'avoir point d'huîtres m'empêcha de savourer ce qu'on m'offrait. Je bus et mangeai sans discernement, causant toujours avec mon petit vieux, qui semblait compatir à ma peine et prendre intérêt à mon exploration manquée.
Si bien qu'à la fin du repas je ne saisissais plus très clairement le sens de ses paroles ni la vue des objets environnants. Le gnome, car il avait réellement l'aspect d'un gnome, me paraissait un peu ému aussi, car il passa son bras sous le mien avec une familiarité touchante en m'appelant son cher ami, et en jurant qu'il allait me révéler tous les secrets de la nature concernant les huîtres.
Je le suivis sans savoir où j'allais. La vivacité de l'air achevait de m'éblouir, et je me trouvai avec lui dans une sorte de grotte, de cave ou de chambre sombre, où étaient entassés des monceaux de coquillages.
- Voici ma collection, me dit-il d'un air triomphant : je ne la montre pas au premier venu ; mais, puisque vous êtes un véritable amateur..., tenez, voici la première des huîtres ! ostrea matercula de l'étang permien.
- Voyons ! m'écriai-je en saisissant l'huître et en la portant à mes lèvres.
- Vous voulez la manger ? fit le gnome en m'arrêtant : y songez-vous ?
- Pardon ! j'ai cru que vous me l'offriez pour cela.
- Mais, monsieur, c'est un échantillon précieux. On ne le trouve qu'en Russie, dans les calcaires cuivreux.
- Cuivreux ? merci ! Vous avez bien faire de m'arrêter ! Mon déjeuner ne me gêne point et je ne recherche pas les oxydes de cuivre en guise de dessert. Passons. Ces ostrea, comme vous les appelez, ne me feront pas faire le voyage de Russie.
- Pourtant, monsieur, dit le gnome en reprenant son huître, elle est bien intéressante, cette représentante des premiers âges de la vie ! Au temps où elle apparut dans les mers, il n'existait ni hommes ni quadrupèdes sur la terre.
- Alors, que faisait-elle dans ce monde ?
- Elle essayait d'exister, monsieur, et elle existait ! Allez-vous dire du mal des premières huîtres, sous prétexte que vous n'étiez pas encore né pour les manger ?
- Je vis que j'avais fâché le gnome et je le priai de passer à une série plus récente.
- Procédons avec ordre, reprit-il ; voici ostrea marcignyana, des arkoses et des grès du Keuper.
- Elle n'a pas bonne mine, elle est toute plissée et doit manquer de chair.
- Les animaux de son temps ne la dédaignaient pas, soyez-en sûr. Aimez-vous mieux ostrea arcuata, autrement la gryphée arquée du lias inférieur ?
- Je la trouve jolie, elle ressemble à une lampe antique, mais quel goût a-t-elle ?
- Je n'en sais rien, répondit le gnome en haussant les épaules. Je n'ai pas vécu de son temps. Il y a deux cent cinq espèces principales d'huîtres fossiles avec leurs variétés et sous-variétés, ce qui forme un joli total. Je puis vous montrer la variété d'ostrea arcuata. Tenez ! mangez-la si le cœur vous en dit !
- Oh ! oh ! à la bonne heure ! Celle-ci est belle, et, dans mes meilleurs jours d'appétits, je pense qu'une douzaine me suffirait.
- Aussi nous l'appelons gigantea. En voulez-vous de plus petites ? Voici une prétendue variété que je ne crois pas être autre chose que l'arcuata dans son âge tendre. En voulez-vous un plat ? On la trouve à foison dans le sinémurien.
- Merci ! il me faudrait un cure-dent pour les tirer de leur coquille et trente-six heures à table pour m'en rassasier.
- Eh bien, voici l'ostrea cymbium, du lias moyen.
- C'est trop gros, ce doit être coriace.
- Aimez-vous mieux marshii cristagalli, du bajocien ?
- Elle est jolie ; mais le moyen d'ouvrir toutes ces dentelures en crête de coq ? Vraiment, tout ce que vous me montrez ne vaut pas le diable !
- Monsieur n'est pas content de mes échantillons ? Voici pourtant la gregaria, dont la dentelure est merveilleuse, et que vous auriez pu trouver dans les falaises de marne du Calvados. Mais passons quelques espèces, puisque vous êtes pressé. Traversons l'oolithe. N'accorderez-vous pas pourtant un regard à ostrea virgula, du kimmeridge clay ?
- Pas de virgule ! m'écriai-je impatienté de ces noms barbares. Passez, passez !
- Eh bien, monsieur, nous voici dans les terrains crétacés. Voici ostrea couloni, des grès verts, une belle huître, celle-là, j'espère ! Voici aquila (du gault) encore plus grosse ; flabellata frons, carinata, avec sa longue carène. Mangeriez-vous bien la douzaine ? J'en passe, et des meilleures ; mais voici la merveille, c'est l'ostrea pes-leonis de la craie blanche. Celle-ci ne vous dit-elle rien ?
Il me tendait un mollusque énorme, tout dentelé, tout plissé, et revêtu d'un test d'aspect cristallin qui avait réellement bonne mine.
- Vous ne me ferez pas croire, lui dis-je, que ceci soit une huître !
- Pardon, c'est une véritable huître, monsieur !
- Huître vous-même ! m'écriai-je furieux.
J'avais reçu de sa petite patte maigre le mollusque nacré sans me douter de son poids. Il était tel, que, ne m'attendant à rien, je le laissai tomber sur mon pied, ce qui, ajouté à l'ennui que me causait la nomenclature pédantesque du gnome, me mit, je l'avoue, dans une véritable colère ; et, comme il riait méchamment, sans paraître offensé le moins du monde d'être traité d'huître, je voulus lui jeter quelque chose à la tête. Je ne suis pas cruel, même dans la colère, je l'aurais tué avec l'huître pied de lion ; je me contentai de lui lancer dans la figure une poignée de menue mitraille que je trouvai sous ma main et qui ne lui fit pas grand mal.
Mais alors il entra en fureur, et, reculant d'un pas, il saisit un gros marteau d'acier qu'il brandit d'une main convulsive. - Vous n'êtes pas une huître, vous ! s'écria-t-il d'une voix glapissante comme la vague qui se brise sur les galets. Non ! vous n'êtes pas à la hauteur de ce doux mollusque, ostrea oedulis des temps modernes, qui ne fait de mal à personne et dont vous n'appréciez le mérite que lorsqu'il est victime de votre voracité. Vous êtes un Welche, un barbare ! vous touchez sans respect à mes fossiles, vous brisez indignement mes charmantes petites columboe de la craie blanche, que j'ai recueillies avec tant de soin et d'amour ! Quoi ! je vous invite à voir la plus belle collection qui existe dans le pays, une collection à laquelle ont contribué tous les savants de l'Europe, et, non content de vouloir tout avaler comme un goinfre ignorant, vous détériorez mes précieux spécimens ! Je vais vous traiter comme vous le méritez et vous faire sentir ce que pèse le marteau d'un géologue !
Le danger que je courais dissipa à l'instant même les fumées du vin blanc, et, voyant que j'étais entouré de fossiles et non de comestibles, je saisis à temps le bras du gnome et lui arrachai son arme ; mais il s'élança sur moi et s'y attacha comme un poulpe. Cette étreinte d'un affreux bossu me causa une telle répugnance, que je me sentis pris de nausées et le menaçai de tout briser dans son musée d'huîtres s'il ne me lâchait pas.
Je ne sais trop alors ce qui se passa. Le gnome était d'une force surhumaine ; je me trouvai étendu par terre, et, alors, ne me connaissant plus, je ramassai la redoutable ostrea pes-leonis pour la lui lancer.
Il prit la fuite et fit bien. Je me relevai et me hâtai de sortir de l'espèce d'antre qu'il appelait son musée, et je me trouvai sur le bord de la mer, face à face avec le garçon de l'hôtel où j'avais déjeuné.
- Si monsieur désire des huîtres, me dit-il, nous en aurons à dîner. On m'en a promis douze douzaines.
- Au diable les huîtres ! m'écriai-je. Qu'on ne m'en parle plus jamais ! Oui, que le diable les emporte toutes, depuis la matercula des terres cuivreuses jusqu'à l'oedulis des temps modernes !
Le garçon me regarda d'un air stupéfait. Puis, d'un ton de sérénité philosophique :
- Je vois ce que c'est, dit-il. Le sauterne était un peu fort ; ce soir, on servira du chablis à monsieur.
Et, comme j'allais me fâcher, il ajouta gracieusement :
- Monsieur a été sobre, mais il a déjeuné en compagnie d'un fou, et c'est cela qui a porté à la tête de monsieur.
- En compagnie d'un fou ? Oui, certes, répondis-je ; comment appelez-vous ce gnome ?
- Monsieur l'appelle par son vrai nom, car c'est ainsi qu'on le désigne dans le pays. Le gnome, c'est-à-dire le poulpiquet des huîtres. Ce n'est pas un méchant homme, mais c'est un maniaque qui, en fait d'huîtres, ne se soucie que de l'écaille. On le tient pour sorcier : moi, je le crois bête ! Monsieur a eu à se plaindre de ses manières ?
Je ne voulus pas raconter à ce garçon d'hôtel ma ridicule aventure, et je m'éloignai, résolu à faire une bonne promenade sur le rivage, afin de regagner l'appétit nécessaire pour le dîner.
Mais je n'allai pas loin. Un invincible besoin de dormir s'empara de moi, et je dus m'étendre sur le sable en un coin abrité. Quand j'ouvris les yeux, la nuit était venue et la mer montait. Il n'était que temps d'aller dîner et je marchai avec peine sur les mille débris que rapporte sur la grève la marée qui lèche les rivages, vieux souliers, vieux chapeaux, varechs gluants, débris d'embarcation couverts d'anatifes gâtés et infects, chapelets de petites moules, cadavres de méduses sur lesquels le pied glisse à chaque pas. Je me hâtais, saisi d'un dégoût que la mer ne m'avait jamais inspiré, lorsque je vis errer autour de moi dans l'ombre une forme vague qui, d'après son exiguïté, ne pouvait être que celle du gnome. J'avais l'esprit frappé. Je ramassai un pieu apporté par les eaux, et me mis à sa poursuite. Je le vis ramper dans la vase et chercher à me saisir les jambes. Un coup vigoureusement appliqué sur l'échine lui fit jeter un cri si étrange, et il devint si petit, si petit, que le vis entrer dans une énorme coquille qui bâillait à mes pieds. Je voulus m'en emparer : horreur ! mes mains ne saisirent qu'une peau velue, tandis qu'une langue froide se promenait sur mon visage. J'allais lancer le monstre à la mer, lorsque je reconnus mon bon chien Tom, que j'avais enfermé dans ma chambre, à l'hôtel, et qui avait réussi à s'échapper pour venir à ma rencontre.
Je rentrai alors tout à fait en moi-même et je m'en allai dîner à l'hôtel, où l'on me servit d'excellentes huîtres à discrétion. J'avoue que je les mangeai sans appétit. J'avais la tête troublée, et m'imaginais voir le gnome s'échapper de chaque coquille et gambader sur la table en se moquant de moi.
Le lendemain, comme je m'apprêtais à déjeuner, je vis tout à coup le gnome en personne s'asseoir à mes côtés.
- Je vous demande pardon, me dit-il, de vous avoir ennuyé beaucoup hier avec mes fossiles. J'avais encore à vous en montrer quelques-uns des terrains crétacés, entre autres l'ostrea spinosa, qui est fort curieuse. L'étage de la craie blanche est fort riche en espèces différentes. Après cela, nous serions arrivés aux terrains tertiaires, où nous aurions trouvé la bellovacina et la longirostris, qui se rapprochent beaucoup des huîtres contemporaines l'oedulis et la perlière.
- Est-ce fini ? m'écriai-je, et puis-je espérer qu'aujourd'hui, du moins, vous me laisserez manger en paix l'oedulis cancalis, sans m'assassiner avec vos fossiles indigestes ?
- Vous avez tort, reprit-il, de mépriser l'étude géologique de l'huître. Elle caractérise admirablement les étages géologiques ; elle est, comme l'a dit un savant, la médaille commémorative des âges qui n'ont point d'histoire : elle marque, par ses transformations successives, le lent et continuel changement des milieux auxquels sa forme a su se plier. Les unes sont taillées pour la flottaison comme arcuata et carinata. D'autres ont vécu attachées aux roches, comme gregaria et deltoïdea. En général, l'huître, par sa tendance à l'agglomération, peut servir de modèle aux sociétés humaines.
- Exemple trop suivi, monsieur ! repris-je avec humeur. Je vous conseille, en vérité, de prêcher l'union des partis, à l'état de bancs d'huîtres !
- Ne parlons pas politique, monsieur, dit le gnome en souriant. La science ne s'égare pas sur ce terrain-là. C'est l'étage supérieur des terrains modernes, qu'on pourrait appeler le conservator-bank.
- Si l'on peut rire avec vous, à la bonne heure ! repris-je. Vous me paraissez mieux disposé qu'hier.
- Hier ! Aurais-je manqué à la politesse et à l'hospitalité ? J'en serais désolé ! Vous m'aviez fait boire beaucoup de sauterne et je suis habitué au cidre. Je me rappelle un peu confusément...
- Vous ne vous souvenez pas d'avoir voulu m'assassiner ?
- Moi ? Dieu m'en garde ! Comment un pauvre petit vieux contrefait comme je le suis, eût-il pu songer à se mesurer avec un gaillard de votre apparence ?
- Vous vous êtes pourtant jeté sur moi et vous m'avez même terrassé un instant !
- Terrassé, moi ! Ne serait-ce pas plutôt ?... il était fort, le sauterne ! Vous vouliez tout casser chez moi ! Mais, puisque nous ne nous souvenons pas bien ni l'un ni l'autre, achevons d'oublier nos discordes en déjeunant ensemble de bonne amitié. Je suis venu ici pour vous prier d'accepter le repas que vous m'avez forcé d'accepter hier.
Je vis alors que le gnome était un aimable homme, car il me fit servir un vrai festin où je m'observai sagement à l'endroit des vins et où il ne fut plus question d'huîtres que pour les déguster. Je repartais à midi, il m'accompagna jusqu'au chemin de fer en me laissant sa carte : il s'appelait tout bonnement M. Gaume.
Très bon réveillon à tous.
Joyeux Noël
vendredi 23 décembre 2011
Sapin de Noël
La Nativité dans Les Très Riches Heures du duc de Berry, f.44v, musée Condé, Chantilly, ms.65 (vers 1410-1416)
Chez les peuples baltes et en Sibérie orientale, après une bonne chasse, les meilleurs morceaux sont accrochés en offrande sur un arbre que l'on brûle. Alors que dans certaines des premières tribus germaniques célébrant la tradition de Jul, l'on sacrifiait des animaux et des esclaves mâles en les accrochant aux branches des arbres.
Plus tard, dans le Nord de l'Europe, la bûche de Jül était brûlée et les cendres conservées pour protéger la maison de la foudre et pour bénéficier de son pouvoir magique de fécondité. En Scandinavie, les rois vikings sacrifiaient neuf mâles de chaque espèce dans des endroits sacrés, alors que les plus pauvres suspendaient des pommes, des pâtisseries et autres petites offrandes dans les branches. Il est probable que le sapin de Noël soit une continuation de cette tradition, faisant le parallèle entre Adam et Jésus qualifié de nouvel Adam, et de rédempteur, venu effacer le péché originel dû au premier homme. La croix, nouvel arbre de vie, vient supplanter l'arbre d'Adam.

L'Église chrétienne était réticente à la tradition du sapin de Noël, car elle l'associait au paganisme, mais elle renouvela sa symbolique en faisant, d'abord dans les pays germaniques, l'arbre de la naissance du rédempteur. Quand saint Boniface convertit les populations germaniques, le culte de l'arbre fut christianisé et fut admis peu à peu par l'Église au Moyen Âge et surtout rencontra un grand succès au XVIIIe siècle. Elle considéra aussi que les arbres à feuilles persistantes représentaient le renouveau de la vie. Cependant, les légendes médiévales se concentrent plutôt sur une miraculeuse « floraison » des arbres à Noël.
En Orient
En remontant encore le temps, on s'aperçoit que la décoration du sapin vient de l'adoration du dieu païen du Moyen-Orient Attis, plus connu sous le nom de Baal, l'époux d'Astarté. L'arbre serait né du sang d'Attis, lorsque ce dernier s'émascula. Cette tradition a rapport à l’ancien esprit de l’arbre. Le sapin est coupé et décoré avec de l'argent, de l’or et un emblème de la mort et de la renaissance d'Attis, avec une étoile à six pointes de son sacrifice à son sommet.
Les Grecs adoraient le dieu Adonis, qui était semblable à Attis. Attis était symbolisé par un sapin que l'on adorait et qui était sacré pour lui. La raison pour laquelle le sapin était considéré comme sacré vient du fait qu'il était vert en hiver quand les autres arbres avaient perdu leurs feuilles. Les emblèmes d'Attis, attachés au sapin, ont été associés aux symboles du soleil que l'on accrochait à son sommet et, ensuite, aux anges. Les décorations de l'arbre de Noël sont facilement identifiées comme le soleil, la lune et les étoiles, représentés par des boules et des guirlandes. Toutefois, il semblerait que les premiers ancêtres du sapin de Noël étaient en fait des chênes, parce que cet arbre est un bon conducteur de la foudre. Toutefois, le sapin le remplacera, car il est plus abondant.
À la fête du solstice d'hiver, les Grecs décoraient déjà ces chênes. Dans les villes romaines, des poteaux étaient couverts de branches pour l'occasion Sur des mosaïques romaines en Tunisie, on peut voir le dieu grec Dionysos portant un conifère. Chez les druides celtiques, on décorait aussi les arbres avec des pommes rouges-dorées symbolisant le feu sacré, la vie et la fécondité.
Christianisation d'une fête païenne
La tradition du sapin de Noël est issue de la fusion d'idées chrétiennes avec des traditions païennes plus anciennes.
La coutume trouve ses origines en Allemagne. D'après la légende, saint Boniface de Mayence essaya d'introduire l'idée de la Trinité chez les tribus païennes en se servant de conifères et de leur apparence triangulaire.
La tradition consistant à accrocher des décorations (représentant des fruits ou des offrandes) sur les arbres est très ancienne, mais celle d'y accrocher des bougies est attribuée à Martin Luther. Les premiers sapins de Noël, dit moderne, sont rapportés en 1510 à Riga et en 1521 dans la région de Mulhouse en Alsace France et Bâle en Suisse puis en 1546 à Sélestat en Alsace avec des mentions dans un livre rapportant un gardiennage d'une forêt de sapin pour les protéger de l'arrachage par les villageois. Auparavant, les Mystères de Noël, joués sur les parvis des églises pour raconter la naissance de Jésus, étaient fréquemment accompagnés d'un arbre décoré, symbole de la vie qui renaît et de l'effacement du péché originel par la Nativité.
Le sapin de Noël moderne
L'Allemagne, l'Autriche, la Lorraine et l'Alsace pratiquent assidûment cette tradition dès le XVIe siècle. Dans le dernier quart du XVIIe siècle, la princesse Palatine, belle-sœur de Louis XIV avait vainement tenté d'introduire cet usage à la cour de Versailles.
En 1738, Marie Leszczyńska l'épouse de Louis XV introduisit un sapin décoré au château de Versailles sans trop de succès mais, un siècle plus tard, en 1837, un sapin de Noël est installé aux Tuileries à Paris à l'instigation de la princesse royale Hélène.
Londres succombe en 1841 à cette tradition après l'érection d'un sapin de Noël au château de Windsor par le prince Albert.
Les États-Unis attendent 1850 avant de céder à cette tradition. La Russie orthodoxe, grâce à ses princesses allemandes, connaît cette tradition dès le XVIIIe siècle et elle se généralise dans les familles bourgeoises au XIXe siècle.
Cette tradition mettra plus de temps à pénétrer en France : Il faut attendre la guerre franco-prussienne de 1870 pour que les immigrés de l'Est de la France généralisent cette tradition germanique à l'ensemble du pays, mais cette généralisation, à laquelle chaque région apporte sa petite touche dans la décoration (ainsi, par exemple, les petits personnages en coton et les cheveux d'anges viennent de Lyon) ne sera effective que dans les années 1930-1940.
L'introduction au Québec a été plus précoce qu'en France. Cette tradition fut introduite dès 1781 par les mercenaires allemands et en particulier le major général von Riedesel, des troupes de Brunswick, et son épouse. Il planta, à Sorel, le premier sapin de Noël nord-américain. Cette coutume se répandit au cours de l'époque victorienne, se limitant toutefois à la classe bourgeoise. À partir de 1920, cette pratique commença à se généraliser dans les grands centres urbains.
En milieu rural cependant, le sapin décoré ne devint une réalité familière qu'au cours des années 1930. Du petit sapin de table on passa, vers la fin du XIXe siècle, aux premiers sapins de grande dimension. Cette nouvelle mode serait attribuable à l'arrivée des premiers supports en métal sur le marché. Dans les milieux populaires, on remplaçait ces supports trop coûteux par deux planchettes de bois croisées et clouées ou on plantait le sapin dans un seau rempli de terre.

Première mention écrite du « sapin de Noël » à Mulhouse en 1521. Arbre de vie, symbiose de nombreux rites païens, la tradition du sapin de Noël plonge ses racines dans la nuit des temps. Orné à l’origine d’hosties et de pommes rouges, symboles des fruits de la rédemption (l'hostie) et de la tentation (la pomme d'Adam), on en trouve la première mention pour l'Alsace, à Mulhouse, puis à Selestat dans un document datant de 1546 et conservé à la Bibliothèque Humaniste de cette ville. Il est question dans un livre de comptes d’une dépense de 4 shillings pour payer des gardes forestiers chargés de surveiller les arbres dans les forêts municipales... et d’une amende infligée à quiconque coupera les-dits sapins de Noël.
Bisous à tous
lundi 19 décembre 2011
Marché de Noël (2)
Reprenons...très belle promenade, hier après-midi, à Rambouillet.
















jeudi 15 décembre 2011
Marché de Noël
NOUVEAUTES 2011
UN MARCHE DE NOËL - Le mercredi 21 décembre de 14h à 20h
Au moment des festivités de Noël, un brin de magie supplémentaire s'empare de la Bergerie Nationale grâce à la découverte du marché de Noël, de la rencontre avec les producteurs et artisans dans la Boutique Gourmande.
Au programme
1. En plus des traditionnels mets, spécialités artisanales culinaires spéciales Noël :
. Fromage, dindes et poulets chaponnés de la Ferme de la VILLENEUVE à Rambouillet,
. Saumon fumé d'Yvelines,
. Cochonnailles du Haut Bois, Jus de fruits de la Reinette Verte,
. Buches glacés bio du GAEC du Chantenay,
. Fromage de la Ferme de la TREMBLAY,
. Produits laitiers de la ferme de GRIGNON, Pain bio de BUDIBIO,
. Poulets et pintades chaponnées du PERCHE
. Blinis de chez LEFEUVRE Oies, magret, foie gras, huitres,…
2. Produits en laine pour décorer le sapin et la maison ainsi que de nombreux jouets traditionnels en bois et autres idées cadeaux sur la ferme
3. Artisans d'art (encadrement, broderie, patchwork, tressage d'osier, vannerie,…)
4. Associations à caractère social et humanitaire : vente d'objets et de produits alimentaires
5. Dégustation et vente de vin, de jus de pomme chaud, de châtaignes grillées et crêpes 6. Musique d'ambiance Exceptionnel : présence du Père Noël sur sa calèche qui récompensera tous les enfants sages (16h et 19h)
Informations pratiques du 21 décembre
Accès au marché de noël gratuit. Entrée payante sur la ferme entre 14h et 17h30
Je vous retrouve le 22. J'irai visiter vos blogs et à celles et ceux qui partent en vacances, très bonnes fêtes de Noël. Claudine
vendredi 2 décembre 2011
Le maître de Boucicaut
Bisous à tous
lundi 28 novembre 2011
Joelaindien
"Hello,
c'est avec grand retard que je te réponds!
voici mon texte !
je te laisses deviner pourquoi je n'ai pas trop de temps en ce moment!
bises
Tagué par Claudine !
Attraper le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème phrase :
4ème phrase : " lui ferez sa toilette, ou le sortirez. Les tétées, le bain, les sorties, deviendront des moments privilégiés"
Sans vérifier, devinez l'heure qu'il est : 22h25
Vérifiez :22h22
Que portez-vous ? chemise + pantalon + cho ?
Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
"fait pas ci-fait pas ça"
Quel bruit entendez-vous à part celui du PC ?
"le chat qui ronfle"
Quand vous êtes sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
"à 17h pour aller à la médiathèque"
Avez-vous rêvé cette nuit ?
pas dormi...
Quand avez-vous ri la dernière fois ?
vers 19h
Qui y'a t'il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
de la tapisserie blanche
Si vous deveniez millionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
une année sabatique pour faire un tour du monde
Quel est le dernier film que vous avez vu ?
drive
Avez-vous vu quelque chose d'étrange ce jour ? un bébé vomir !
Que pensez-vous de ce questionnaire ? c'est super sympa, et je suis vraiment désolé de ne pas avoir répondu plus tôt !
Dîtes-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore. je n'arrive pas à trouver du temps pour m'occuper du blog... ah zut, on le savait déjà !
Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ? j'ai eu du mal à trouver le 1er prénom, je suis à sec pour un autre ! peut être Julie
Et un garçon ? François
Avez-vous déjà pensé vivre à l'étranger ? oui, de nombreuses fois! mais je suis tout de même mal, loin de ma petite France natale!
Que voudriez-vous que dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ? ça va, tu as bien bossé
Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde à part la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ? je supprimerai la faim dans le monde
Aimez-vous danser ? je suis nul de chez nul !
Quelle est la dernière chose que vous avez regardé à la TV ? le JT
Quelles sont les 5 personnes qui doivent prendre le relais si elles le souhaitent, bien évidemment ? "
Voilà ! Un grand merci à ces messieurs d'avoir participer et bienvenu au petit François.
Bisous à tous
mardi 22 novembre 2011
La passion de Saint Quentin




La remise du manuscrit à Saint Quentin





Je m'arrête là pour aujourd'hui.
Je sais, ça a déjà été fait ! mais là, c'est nous qui choisiront les différents sujets...D'ailleurs, si vous avez des suggestions ou des critiques, vous êtes les bienvenus !
Et puis, en dessous, il y a le blog de Marilia Verre & Matières. En dehors de ces nouveaux bijoux, elle travaille sur de nouveaux vitraux et elle vous explique tout. Cela va être superbe !
Ah ! J'ai aussi un marché de Noël à Rambouillet le 21 décembre. Je vous en reparle...
Gros bisous à tous et merci de vos visites. Moi, je suis terriblement en retard.
vendredi 11 novembre 2011
Géo tagué !
Je suis très contente de sa participation et je vous mets l'intégral de ses réponses qui se trouvaient dans un message.
Attraper le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème phrase : ‘’LE JOUR DES FOURMIS ‘’ de ‘’BERNARD WERBER’’ chez Albin Michel
4ème phrase : "La deuxième rebelle affolée, fait demi tour et se précipite dans un passage latéral’’’
Sans vérifier, devinez l'heure qu'il est : 9h
Vérifiez : 09h04mn Facile ! c’est koh lanta au début
Que portez-vous ? jeans et tee shirt
Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ? des séries téléchargées
Quel bruit entendez-vous à part celui du PC ? la télé dans le salon
Quand vous êtes sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ? un achat chez LECLERC
Avez-vous rêvé cette nuit ? je ne rêve jamais…si !si !c’est vrai ! !
Quand avez-vous ri la dernière fois ? il y a deux minutes en écrivant ce truc
Qui y'a t'il sur les murs de la pièce où vous êtes ? rien
Si vous deveniez millionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ? je viens de vous dire que je ne rêve jamais même en hypothèse…
Quel est le dernier film que vous avez vu ? "je ne fréquente pas les salles de ciné…sur mon ordi…’’’Stargate Sg1 - Le Film - La Porte Des Etoiles’’’’’
Avez-vous vu quelque chose d'étrange ce jour ? Oui des français qui travaillaient sur la voirie…..
Que pensez-vous de ce questionnaire ? j’ose pas le dire ! ! ! !
Dîtes-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore : Je suis nul en photo et en écriture
Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ? ‘’Viens Ici’’
Et un garçon ? ’ Foulecamp’’
Avez-vous déjà pensé vivre à l'étranger ? Le Mexique
Que voudriez-vous que dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ? Je suis athée donc aucune idée
Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde à part la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ? Rien cela serait trop monotone…..
Savez-vous danser ? C’est quoi danser ?
Quelle est la dernière chose que vous avez regardé à la TV ? Le journal de 20heure…nul a chier ! ! !
Quelles sont les 5 personnes qui doivent prendre le relais si elles le souhaitent, bien évidemment ?
Merci encore Géo d'avoir participé et merci pour Histoire d'Amour sans paroles. J'espère que tu ne t'es pas lassé.
Gros bisous à tous